Vape : la cigarette éléctronique concurrente du tabac


POUR COMMENCER : NE PAS OUBLIER L’ECHELLE DES RISQUES ET LE RAPPORT RISQUE/BENEFICE

Prendre la cigarette éléctronique présente un rapport risque/bénéfice voisin des substituts nicotiniques (patchs, gommes et autres).

Le médecin que je suis, ne peut que donner le conseil de prendre ni tabac, ni vape, mais ….si la vape a pour vous, même seulement une chance sur cent de vous éviter de fumer, alors mon conseil est de prendre la vape.


Ne pas prendre de nicotine est toujours le mieux pour la santé, la liberté et le portefeuille. Mais la cigarette est toujours le pire.

Le danger de fumer le tabac équivaut à celui de prendre l’autoroute en contresens, alors que vapoter équivaut au risque de rouler à 140 km/h au lieu de 130 km/h dans le bon sens de circulation.





LA DESINFORMATION ET L’INFORMATION BIAISEE SUR LA VAPE FONT DES DEGATS

La désinformation sur la vape est très puissante et organisée. Elle sème la confusion, pour le plus grand bénéfice des industriels du tabac. Mais malheureusement des acteurs de santé, et des institutions jusqu’à l’OMS participent à cette confusion et à l’usage abusif du principe de précaution, analysant quasi uniquement le risque et quasiment pas le bénéfice. Ce mode d’analyse serait légitime si le tabac était innofensif, mais est totalement illégitime face à l’hécatombe du tabac.


EN 2024 ON EN SAIT PLUS SUR LA VAPE QU’EN 2012 ET BEAUCOUP PLUS QUE BEAUCOUP LE CROIENT

Mon premier rapport remis à Marisol Tourraine, Ministre de la santé,  le 31 mai 2013 qui marque le début de mon aventure dans la vape

à venir


La vape est plus une porte d’ENTREE qu’UN CONCURRENT

Lien vers résumé article complet en anglais

Notre analyse détaillée démontre que les résultats des cohortes affirmant un effet porte d’entrée ne supportent pas les conclusions des auteurs.

Lien vers résumé article en 2 pages en français

NON… LE RISQUE DE VAPOTAGE EST INFIME EN COMPARAISON DU RISQUE DU TABAGISME

  • NON…Utiliser 6 mois la vape n’expose pas à des effets indésirables supérieurs à ceux des autres traitement du tabagisme comme les patchs (et le taux d’évenement indésirable est faible : principalement irritation par une nicotine à forte concentration dans un e-liquide non tamponnée (nicotine base et non sel de nicotine)
  • OUI…Utiliser 6 mois la vape expose à des effets indésirables infiniments inférieurs à ceux du tabagisme.
  • OUI…Ceux qui ont une appréhension à prendre de la nicotine non-fumée doivent être totalement effrayés à la seconde à l’idée d’inhaler une seule bouffée de cigarette. (Mais ceux qui n’ont jamais fumé et qui ne sont pas dépendant à la nicotine ont raison de ne pas y toucher).

OUI… LA TOLERANCE MESUREE SUR 6 MOIS DANS UN GRAND ESSAI RANDOMISE 2024 EST SIMILAIRE DANS LE GROUPE AVEC AJOUT DE LA VAPE (EC) AU TRAITEMENT USUEL DE L’ARRET DU TABAC QUE DANS LE GROUPE SANS VAPE

OUI … L’AJOUT DE LA VAPE AU TRAITEMENT CLASSIQUE AUGMENTE LE TAUX ARRÊT DE LA CIGARETTE A 6 MOIS

  • L’arrêt du tabac à 6 mois était le critère principal de l’étude.
  • Elle apporte une nouvelle confirmation de l’efficacité de la vape pour quitter le tabac, ici délivrée en sus du traitement standard de l’arrêt (conseils et médicaments d’arrêt adapté à chacun).
  • On n’a pas encore le recul pour savoir qui n’aura plus de nicotine un an et deux ans plus tard, et la dose quotidienne de nicotine prise n’est pas dans la publication, mais le bénéfice santé de l’arrêt du tabac est collossale et l’arrêt de la nicotine ne doit être encouragée que quand le risque de rechute du tabagisme est estimée quasi nul (même raisonnement que pour les gommes ou pastilles à la nicotine) .

LES DONNEES RECENTES RENFORCENT LE RAPPORT BENEFICE/RISQUE DE LA VAPE DANS LA PANOPLIE DE LUTTE CONTRE LE TABAC : LA SCIENCE PLACE LA VAPE EN TËTE DES MOYENS EFFICACES POUR L’ARRET DU TABAC

  • La vape sort sur la première marche du podium pour le succès de l’arrêt du tabac à 6 mois par rapport aux méthodes validées dans le méta analyse cochrane pour le sevrage en cigarette .
  • La vape sort dans les études scientifiques avant les patchs à la nicotine, les formes orales de nicotine, le conseil ou l’association des trois.
  • Tout ce qui est à droite du trait vertical sur le schéma ci dessous montre une efficacité (le placebo est à gauche de la ligne).
  • L’OR traduit le niveau de l’effet. L’effet le plus élevé 3.37 apparait dans la cinquième ligne pour la EC (Vape) contenant de la nicotine.
  • Si la ligne (gris claire) ne coupe pas la droite verticale alors l’effet est « statistiquement significatif » (c’est le cas de 2 médicaments sur ordonnance obligatoire non disponible actuellement en France et de la vape.

LES RECOMMANDATIONS OFFICIELLES DE SANTE DE SONT PAS EN ADEQUATION AVEC LES DONNEES DE LA SCIENCE. EN 2024, IL N’EXISTE AUCUNE RAISON DE DECOURAGER L’USAGE DE LA VAPE CHEZ LES FUMEURS, ALORS QU’IL EXISTE DE NOMBREUSES RAISONS DE LA RECOMMANDER.

  • Il devient urgent pour moi que les recommandations officielles françaises prennent mieux en compte la science et la nécessité de lutte contre le tabac.
  • A ce jour la Caisse Nationale d’Assurance Maladie interdit officiellement de considérer toute expérimentation de la vape chez les précaires. Souhaitons que ce verrou saute et qu’en 2024 la CNAMTS accepte que de façon controlée la vape puisse être évaluée officiellement chez les précaires qui fument beaucoup. Ce serait un signe fort pour tous les fumeurs.

LE SEL DE NICOTINE A CHANGE MA PRATIQUE

  • Les sels de nicotine ou nicotine ionisée, apporte strictement la même nicotine dans le sang et le cerveau, mais l’ajout de l’acide faible qui conduit a cette ionisation ramène le PH initialement très élevé vers un pH bas, voisin de celui de la fumée de la cigarette et réduit l’irritation de la gorge et la toux.
  • Un médecin tabacologue et pneumologue comme moi ne peut que recommander à ceux qui n’ont jamais fumé et qui veulent essayé la vape d’utiliser une nicotine base standard non tamponnée. Comme cela ils auront un « throath hit » avec une faible concentration de nicotine et un risque d’addiction à la nicotine beaucoup plus faible. L’expérience de la JULL aux USA avec apparition d’une petite e-cigarette d’allure cool mais contenant du sel de nicotine à une concentration près de 3 fois supérieur la limite européenne (56mg/ml contre 20mg/ml en Europe) a conduit les autorités US à s’alarmer de l’épidémie de JULL chez les adolescents.
  • Un tabacologue comme moi ne peut que recommander à ceux qui fument dans l’heure de lever d’utiliser en début de sevrage un liquide dosé de 16-20 mg/ml de sel de nicotine, afin de prendre agréablement et sans toux les quantités quotidiennes de nicotine qu’ils prennaient avec leur cigarette. Ce n’est qu’un mois après la dernière cigarette que l’on pourra éventuellement baisser la concentrattion de ses liquides (si on consomme moins de 2 ml/jour et/ou que l’on souhaite pour des raisons comportementales pouvoir vapoter plus souvent).
  • Le tabacologue que je suis est très enervé du choix de la concentration de nicotine pour un fumeur basé sur le nombre de cigarette fumé. D’une cigarette (qui contient 12mg de nicotine) le fumeur peut prendre de 1 à 6 mg de nicotine par cigarette : donc on peut prendre à l’extème autant de nicotine avec 3 cigarettes qu’avec 18 cigarettes.. En début de sevrage du tabac une dose élevée de nicotine est toujours recommandée.

LA VAPE DOIT ETRE PROPOSEE AU MENU DU FESTIN DE NICOTINE NON-FUMEE AFIN QUE LES FUMEURS GOUTENT AU PLAISIR D’ARRETER DE FUMER (sans lutter contre le manque, sans prendre du poids, etc..)

  • La vape seule ou pour moi plutôt son intégration au menu de nicotine de qualité pharma non-fumée (substituts nicotiniques), en respectant la préférence du patient et en conseillant un menu de nicotine non-fumée varié et plaisant m’apparaît le plus apte à concurencer totalement la cigarette (une opinion de plus en plus cohérante avec la science qui la conforte de plus en plus).
  • La vape délivre mieux la nicotine au poumon et au cerveau que la cigarette, mais la quantité délivrée dépend de la façon dont on vape.
  • La vape donne d’autant moins d’effets secondaires, que l’on change régulièrement les résistances et qu’on évite la surchauffe .

OUI… LE RISQUE DE VAPOTAGE PASSIF EST INFIME EN COMPARAISON DU RISQUE DU TABAGISME PASSIF

  • Emissions 10 fois moins prolongée en durée (vape à l’arrêt quand on ne tire pas dessus, alors que la cigarette se consume).
  • Aucune émission ni de particules fines, ni de monoxyde de carbone (CO).
  • Emission sans goudron (10 mg/cigarettes à 0 mg pour la vape et 200 fois moins de nitrosamines que dans la fumée de cigarette).
  • Demi-vie des goutellettes dans l’air : moins de 11 secondes (PG) et 28 secondes (VG) contre 30 minutes à 3 heures pour la fumée tabac.